NOUVEL ALBUM

LOVE LETTERS FROM ACROSS THE STREET

Disque 1 – The Backyard – 34:55

1.   If I Make It #1
2.   Never Say Goodbye
3.   Rust on the Dew
4.   Raw-boned Dog Blues
5.   She Died of Love
6.   Le Départ de Lyon
7.   Under the Bridge
8.   The Call of Lorelei
9.   The Waiting
10.  Whisky & Tattoo

– 00:50
– 03:17
– 04:56
– 04:04
– 03:57
– 04:51
– 02:51
– 02:53
– 04:16
– 03:56

Disque 2 : The Sidewalk – 34:57

1.   If I Make It #2
2.   Old Joe
3.   Périssac Rag
4.   Time Keeps Flying On
5.   Burdens to Let Go
6.   Colorado
7.   From a Friend to Another
8.   Some of these Nights
9.  Lucille

– 01:37
– 03:48
– 01:51
– 04:48
– 04:09
– 03:03
– 03:48
– 02:37
– 09:10

Disque 3 : The Pub – 37:39

1.  If I Make It #3
2.   Airport Blues
3.   Some of these Days
4.   Candy Box
5.   Love Letter
6.   Dead Man’s Quest
7.   Black Coffee & Whiskey
8.   Cleveland Way
9.   Wind of Boredom

– 01:02
– 04:09
– 03:18
– 03:24
– 06:05
– 03:15
– 04:57
– 06:04
– 05:20

PROCHAIN CONCERT

le 25 Novembre
au phonomuseum de Paris

Love Letters from across the Street est un ensemble de chansons que j’avais dans ma besace en arrivant d’Angleterre.
Ce sont des lettres, des considérations que j’écrivais en pensant aux gens ou en regardant par la fenêtre au travers de la chaleur des pubs de Hull. Il me semblait donc difficile de les dissocier, c’était un ensemble cohérent.
En arrivant en France, j’ai monté le Bread Delivery Service, en regroupant sept mercenaires venant des quatre coins du monde.
Le groupe tire son nom de la première fois que nous avons joué ensemble : autour d’un four à pain auquel nous prenions de quoi se faire des tartines pour accompagner le café, la bière et le whisky et la slivovica. Enfermés dans un manoir du Sud de la France avec des enregistreurs à bandes, nous avons enregistré les chansons, les unes après les autres, comme elles venaient. Je jouais les chansons, ils comblaient les trous. Ce qui comptait, c’était les chansons, l’ambiance et le discours. Les orchestrations, elles, venaient comme elles venaient. L’atmosphère les dictait. La maison vivante a participé à produire une musique vivante. La maison sonne, ses tabourets craquent, on entend dans la musique le plancher qui grincent, les motos et les camions passer dans la rue, les oiseaux chanter dans le parc.

Sortir 28 chansons aujourd’hui paraît absurde. Je suis un songwriter. Ces chansons sont faites pour être ensemble, on prend le temps de s’y perdre ou de s’y plonger. Les gens ont besoin de ça, de prendre le temps. C’est nécessaire. Et s’ils n’en écoutent qu’une ou deux, c’est comme ça. L’oeuvre existe, elle est disponible pour ceux qui la chercheraient. Maintenant, il faut passer à la suite.

La pochette a été dessinée par ma soeur. La carpe sur la couverture renvoie à mes origines tchèques, la nappe basque sous les disques est celle qu’on utilisait le dimanche à table à Bayonne et le cabillaud dans les assiettes aux pubs de Hull. Ma soeur me considère comme un marin tchèque, ce qui n’a pas vraiment de sens, elle trouvait donc que la carpe, poisson d’eau douce digne de peupler les océans, était un bon symbole pour ce disque. Peut-être parce qu’il ne semble pas avoir beaucoup de sens lui non plus.